27 oct. 2014

Chair de poule

Je mérite une Ola pour avoir dessiné un crabe. 
Brrrrrr !

21 commentaires:

  1. Intéressant, les trois formes de phobies. Concernant la dernière catégorie (à brûler), je la trouve un peu à part car à la fin, elle est simplement la cristallisation sur un bouc émissaire (sans doute déterminé par sa culture familiale ou sociale) de sa peur de l'inconnu et du changement (sauf que la vie, c'est le changement donc être réactionnaire et s'accrocher à tout prix à son image d'Épinal complètement illusoire du type "c'était mieux avant" à la Zemmour, c'est s'empêcher d'être dans la vie justement. Bref). En psy, je dirait que ça doit être lié à une rétention anale provoquée par je ne sais quel manque affectif dans l'enfance, ce qui aurait entraîné un profond sentiment d'insécurité ultra anxiogène, et BIM, on s'accroche à un idéal fanstasmé figé de vie parfaite qui est absolument impossible à retrouver.

    Pour les deux autres, il me semble que les phobies sociales sont effectivement liées à des traumatismes qui jouent sur tel ou tel terrain, comme la tienne. Mais pour ce qui est des phobies spécifiques souvent irrationnelles comme la peur de tel insecte ou la claustrophobie ou ce genre de chose, il semblerait qu'il y ait énormément de type d'anxiétés irrationnelles qui sont liée à des choses qui ont pu se passer in-utero ou à la naissance, en rapport avec l'état psychologique de la mère, ou des chocs physiques ou émotionnels qu'elle a pu subir, comme par exemple le cas très spécifique d'un jumeau non viable à qui on fait une ISG, ainsi qu'une naissance difficile, prématurée avec couveuse, césarienne, etc etc etc. Et il existe des techniques psy comme l'EMDR ou TIPI (techniques d'identification sensorielle des peurs inconscientes) qui jouent là-dessus pour déprogrammer ces peurs et angoisses issues d'une époque trop ancienne pour pouvoir s'en débarrasser pas des psychothérapies simples.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est super intéressant *0* Merci beaucoup ! Si tu as des liens expliquant ça dans les grandes lignes, je suis preneuse !
      Encore merci !

      Supprimer
    2. Irrationnelle la claustrophobie ? Bien sur que non, on peut réellement mourir étouffé dans un espace trop petit et confiné, que l'on soit claustrophobe ou pas.
      L’irrationalité d'une phobie se caractérise par la totale absence de danger (la trypophobie, à savoir avoir peur des petits trous - même sous forme d'images - est irrationnelle). A l'inverse donc, la claustrophobie, comme le vertige, sont des phobies avec une base rationnelle. ;)

      Supprimer
    3. Oui bien sûr, alors voici le site de Tipi france : http://www.tipi.fr/
      Sinon, je n'ai pas mentionné la microkinésithérapie (il faut être kiné pour pouvoir s'y former), qui travaille aussi sur la source de comportements anxieux comme les terreurs nocturnes (mon truc à moi haha) : http://www.microkinesitherapie.fr/fr/
      Et sur l'EMDR (plutôt lié aux traumatismes, moins au truc in-utero) : http://www.emdr-france.org/
      Sinon j'ai découvert la MLC (méthode de libération des cuirasses) récemment, mais j'ai pas testé : http://www.mlcfrance.asso.fr/

      En règle générale, je crois qu'on est trop focalisés sur la psycho-thérapie alors que cela ne suffit pas (c'est mon avis) et ne convient pas forcément à tout le monde (moi par exemple je suis ultra mentale et mon joli cerveau est très futé pour m'empêcher d'accéder à ce qui coince. Alors que des pratiques plus axées sur le sensitif et l'émotionnel par le ressenti corporel (entre autres) peuvent parfois être étonnamment efficaces.

      Supprimer
    4. Anonyme > c'est vrai, mais la réaction disproportionnée (par rapport à la norme) provoquée peut être due à un ressenti in-utero, parfois c'est même simplement une position inconfortable dans le ventre et lorsqu'on se concentre sur la sensation physique que provoque la situation anxiogène (gorge serré, impression de poids sur les épaules, estomac noué, difficulté de respirer), on peut la renvoyer à une sensation physique qui aurait pu être éprouvée quand on était encore entre le têtard et le bébé d'homme bien au chaud dans sa maman. Ça c'est ce qu'on nous explique en formation Tipi.

      Mais après oui, c'est comme voler en avion, c'est complètement dingue quand on y réfléchit.

      Supprimer
  2. Raaaaah, mais ton crabe, il lui manque deux pattes, et moi j'ai la phobie des arthropodes (crustacés, arachnides, insectes etc) qui sont mutilés ou morts (alors que vivants et entiers, ça ne me dérange pas du tout).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh je suis désolée ! J'en ai tellement peur que je n'ai pas pu ouvrir une image Google pour le dessiner, alors je l'ai dessiné au pif. Ne m'en veux pas trop, je ne l'ai pas fait exprès promis !

      Supprimer
    2. Ne t'en veux pas, j'ai exagéré un peu. J'ai vraiment la phobie des arthropodes mutilés ou morts, une simple minuscule patte ou aile qui traine peut me dégouter profondément et hors de question d'y toucher pour la jeter (sauf à travers 28 épaisseurs de sopalin et sans regarder, et seulement si malgré mes effort je n'ai trouvé personne pour le faire à ma place), mais en dessin ça passe.
      En tout cas, c'est courageux de lui avoir fait un air tout mignon, à ce crabe. Au CDI de mon collège j'avais lu une BD avec un crabe géant agressif et c'était bien flippant.

      Supprimer
  3. Note encore très intéressante! Merci beaucoup :)
    Moi j'ai la phobie des tiques.... :/

    RépondreSupprimer
  4. Il y a tellement de phobies que certaines personnes ne savent même pas si LEUR phobie a un nom! Moi, par exemple, j'ai la phobie des...des comprimés (même la pilule me fait flipper). Et c'est vrai que c'est triste, ça me change complètement la vie, et c'est pas facile, parce que la plupart des gens ne comprennent pas, et même, quelque chose qui m'a choqué, l'infirmière de mon lycée m'a dit "qu'il faut grandir et que c'est que dans la tête tout ça" quand j'ai essayé de lui expliquer (pour une infirmière, c'est pas très professionnel tout ça!).

    C'est jamais bien simple de dire sa phobie, surtout quand on croit qu'elle est "ridicule". Du coup, on culpabilise presque d'être phobique. Alors qu'il suffirait juste que, dans un groupe de 5 personnes, 4 aient la même phobie pour que ce soit celle qui ne l'a pas qui se sente mal (et même là, ça serait pas sympa). C'est toujours rassurant de savoir qu'on est pas les seuls!

    Enfin, je parle pour ne rien dire, ta note m'a juste vraiment faite réfléchir, comme à chaque fois! C'était très intéressant, mêlé avec de petites références culturelles qui font sourire!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton petit mot en tous cas !
      Et oui, bien sur, s'il suffisait de lancer un "Ridiculus" pour anéantir nos peur, ce serait bien trop facile...

      Supprimer
  5. Je crois que je vais faire une capture d'écran du moment où tu liste les trois comportements qui n'aident pas, et mettre ça en fond d'écran !!
    Franchement, ça m’énerve, parce que personnellement, j'ai la phobie des aiguilles (piqures, vaccins, prises de sang, mais pas des aiguilles pour coudre, sauf quand je me pique avec), ce qui fait que quand je sais que je vais devoir "entrer en contact avec l'une d'elles", je me met à pleurer, crier, et je me débat (ou alors, les rares fois où je ne le fais pas et j'arrive à me retenir, parce que ça fait un peu de mal à mon ego aussi, je tombe dans les pommes après).
    J'ai aussi peur (je dis "peur", parce que j'ai encore du mal à évaluer celle-ci, elle est différente selon la situation, alors je ne sais pas si c'est une phobie) de l’hôpital, et le sang lorsqu'il y en a plus "qu'un tout petit peu" (ce qui peut parfois donner des situations cocasses une fois par mois) (Pardon pour la dernière parenthèse, c'est un peu dégueu ^^).
    Et donc, souvent, les gens autour ne comprennent pas et m'engueule en me disant "Nan mais on dirait une enfant, faudrait voire à grandir dans votre tête *regard plein de jugement", ou alors on me le dit un peu plus poliment, mais ça revient au même. Il y a aussi certains de mes proches qui, quand ils font référence à ça, disent que je suis "une petite nature, vraiment", en se moquant, et je trouve ça blessant.

    Donc, merci pour ta note, je me sens moins seule !!! (Et désolé d'avoir fait un roman pour raconter ma vie, à grand renfort de parenthèses, parce que J'AIME LES PARENTHÈSES, nom de Zeus !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh la peur de l'hôpital, comme je compatis ! (ma mère et ma soeur travaille en hôpital, comme un fait exprès :D )
      Je ne comprends pas ces manies de nous traiter comme des enfants sous prétexte qu'on ressent la peur un peu plus fortement que d'autres. La peur est bien loin d'être réservée à l'enfance, sinon, la vie serait bien trop simple ... Oo
      Courage ! Et tu as bien raison d'aimer les parenthèses.

      Supprimer
    2. Alors moi je n'ai pas peur du sang ni des aiguilles par contre si on me trifouille trop (j'ai des veines profondes qui se cachent souvent alors imaginez l'horreur durant la prise de sang) ou que je vois trop de sang et/ou sens trop l'odeur du sang (je sais pas pourquoi), je fais un malaise vagal (#You are not alone XD). J'ajoute que ayant vraiment peur de trop souffrir, je comprends ce que tu vis avec ta phobie des aiguilles. Tes réactions ne sont pas excessives, tu fais en sorte d'évacuer ta peur c'est mieux que de la garder vu l'effet que ça te fait en le gardant en toi. Tes proches sont pas sympas du tout par contre...
      Après l'hosto, c'est l'endroit où tu côtoies la vie et la mort, c'est pas trop attirant quoi...
      En tout cas, bon courage avec ton entourage!

      Supprimer
  6. Anonyme du 27 octobre: mon Dieu mais j'ai la même peur que toi des comprimés! enfin moi c'est pas trop une phobie... Mais j'ai la claustrophobie, la phobie du noir qui en découle, la phobie des foules ou Agoraphobie ( mais ça s'arrange), l'athazagoraphobie, la phobie des transports en communs, de l'alcool... Tout ça découlant d'un jours où je fais une réelle crise de panique à l'idée de mourir d'une maladie cardiovasculaire: ça a débloqué toutes les petites peurs pour en faire des montagnes...
    Pas très facile à vivre mais je progresse! Je compte bien retrouver un rythme de vie normale puisque j'adore aller picoler dans les bars la nuit quand il y a plein de monde et de l'ambiance --'.
    J'ai eu la chance de tomber sur un très bon psychiatre avec qui le travail avance très vite :p! Mes précédents psy, c'était pas trop ça...

    J'aime beaucoup le passage sur les ( mauvaises) réactions des proches de phobiques! C'est ce que j'essaie d'expliquer à certains membres de ma famille mais ça ne marche pas toujours... S'il suffisait d'un peu de bonne volonté et de rationalité personne ne serait phobique :D!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je te souhaite plein de courage pour affronter tout ça, et j'espère pour toi que tout finira par s'arranger :)

      Supprimer
    2. Merci beaucoup ^^ J'ai la foi, ça finira tôt ou tard par s'arranger ( le plus tôt sera le mieux) :D

      Supprimer
  7. J'ai la phobie des bruits, des explosions et du coup je fuis et je panique devant les ballons de baudruche... Du coup, quand j'explique cette peur, on se fout souvent de ma tête (pas au début mais, des petites "blagues" du genre me crier bouh quand je m'y attends pas...).
    Sinon, c'est un post très intéressant !

    RépondreSupprimer
  8. Je viens de retomber sur cet article lors de mes pérégrinations nocturnes (oui, je relis tout ton blog, oui!). Je me souviens de la bouffée d°air que ta BD m°avait apportée, je ne me sentais plus seule face a la phobie. Ça m°avait fait beaucoup de bien! Et depuis le temps... Je n°ai plus toutes les phobies que j°avais racontée (sauf la claustrophobie mais ça...)! Le travail a fini par payer malgré quelques attaques de paniques passagères. Et ça aussi, ça fait du bien.

    Merci pour toutes tes BD qui font mouche a chaque fois dans mon petit cœur :)

    RépondreSupprimer

Lâche ton com' et deviens le roi de la récré !